Cuba zique
Notre avion pour les pays des doigts de l’homme (”Tiens prends les donc dans la tronche” dit le robocop au jeune manifestant) devant nous attendre dans trois jours a La Habana et le billet impossible à échanger pour un aéroport plus près, nous nous résignâmes à tenter notre chance à la gare routière pour avoir un bus Viazul pour Santiago de Cuba et l’encore plus hypothétique correspondance de 22H pour La Havanne. Après avoir attendu quelques heures, nous eûmes la bonne surprise de voir arriver deux bus (à la place d’un) ce qui nous garantissait une place pour quitter El ultimo de Cuba. Nous partîmes donc pour un voyage de cinq heures sans histoires si ce n’est que les chauffeurs se sont arrètés quatre à cinq fois pour acheter régimes de bananes et autres kilos de mangues pour quelques pesos a des fermiers qui vendaient leur surplus au bord de la route. Les toilettes du bus étaient d’ailleurs inutilisables car elles hébergeaient un stock impressionnant de bananes.

A Santiago, nous revîmes le portier de la gare qui nous arrangea miraculeusement deux places pour le bus de 20H pour Varadero, lequel marque une étape à La Habana. Cette fois, les sacs de couchage que nous avions emmené nous ont bien servis nous évitant d’arriver congelés dans la capitale. Evidemment, la gare de bus Viazul etait suffisemment loin de la ville pour nous encourager a depenser quelques CUC dans un Cocotaxi mais nous préférâmes marcher un peu, nous arrêter dans un Mercado acheter notre petit-déjeuner (composé de Pan con Tortilla) et à la Dulceria acheter un gâteau énorme que mon jeune interprète a absolument tenu a manger tout seul dans le Gua-Gua bondé qui nous emmenait vers le centre ville. Une heure de marche à pied plus loin, nous nous retrouvions chez notre hébergeur qui avait terminé sa fontaine et ajouté quelques agréements…

Il nous restait une journée hatuey à La Havane et nous avons déambulé jusqu’au bout du Prado…

…voir quand même une fois le Maricon. Ce qui nous a ma foi donné fort soif. Nous nous sommes donc arretés dépenser nos quelques pesos restant au bar El Mundo (à l’angle de Aquila y Virtudez) ou Roberto nous a servi quelques rafraichissements fort arrosés de bibine locale (le Havanna Club c’est pour les touristes) et ou nous avons discuté avec quelques autochtones qui étaient sciés du prix des cigarettes en France, d’autant plus que l’on a le droit de les fumer nulle part !
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Et à la dernière minute, nous rencontrons un musicien français (qui habite à deux pas de chez moi) qui vient régulièrement à Cuba puis alors que nous allions nous offrir un raffraichissement avec nos derniers CUC, nous avons eu la chance de trouver (enfin) quelques vrais musiciens. Mon chapeau (acheté chez Gemo 5.95€) leur ayant beaucoup plu je leur en ai fait cadeau et nous avons pu apprécier un peu de musique cubaine traditionnelle…

Le soir, alors que nous ne l’avions pas demandé, notre hote nous a servi de la Langosta dans une sauce a l’ail et a la tomate (et d’autres trucs non identifiés) toujours en
quantité indécente mais cette fois nous étions préparés et avons (presque) terminé le repas. Le lendemain matin, en discutant avec notre taxi pour l’aéroport, nous avons appris qu’il était Italien et marié à une Cubaine et que, lorsque crise financière aidant, il n’a plus pu continuer a vivre décemment au pays de Berlusconi (Un bling bling un peu comme le nôtre mais italien) il a émigré a Cuba ou la vie est finalement plus facile dans les temps de misère. En effet pour les Cubains, la crise, elle dure depuis cinquante ans (depuis le blocus économique américain en fait) et ils ont eu largement le temps d’optimiser au mieux leur mode de vie avec peu de ressources. Dommage sans doute que le tourisme et la double économie qui en découle ne vienne tout doucement miner ce fragile édifice (”Fais peter la caillasse !“) mais il faudra peut être moins de temps a l’Empire pour s’effondrer qu’a Cuba pour adopter le libéralisme. Va savoir…

La fin c’est par ici
sans commentaires...







































