Cuba tôt sur l’eau
Décidément, nous avons gardé le meilleur pour la fin. Entre deux photos, je lis l’histoire de Baracoa et j’apprends que c’est la première ville qui a été fondée a Cuba par les Espagnols et qu’elle n’est accessible par la route que depuis 1964. Il va falloir passer par dessus la montagne pour y accéder. Nous croisons une magnifique petite chaumière et je me dis qu’il ne manquerait qu’un accès Internet haut débit pour que je puisse y prendre ma retraite avec le minimum vieillesse (qui semble le maximum auquel nous aurons droit au train ou vont les choses) dans quelques années. En effet, l’accès à la toile est plus que restreint ici. En plus si jamais le gouvernement l’autorise, ce n’est pas dans la Sierra qu’il sera installé en premier…

Nous arrivons en bas de la montagne et les paysages ne cessent de nous fasciner. Puis le bus commence sa lente ascension sur une petite route très sinueuse où la barrière de sécurité ne fait pas plus de 25cm de haut. Mais, à mon grand étonnement, nous arrivons a croiser quelques camions malgré tout.

Alors que nous sommes presque arrivés, le chauffeur s’arrete devant trois petites maisons où l’on nous propose d’acheter du chocolat et des Cucuruchos, mélange de noix de coco rapée, de goyave de sucre et de miel emballé dans une feuille de palme. C’est délicieux.

Puis voila enfin Baracoa et je ne sait pas pourquoi mais je suis submergé d’émotion en descendant du bus.

Manuela et Oscar ayant prévenu une de leurs amies de notre arrivée, son fils, Leodelis (qui est pharmacien et s’apprète à partir travailler au Qatar) nous attend au terminal des bus et nous allons jusque chez eux en bici.

La mejora coccinera de todo Cuba nous a préparé une spécialité locale le Leche coco con pescado dont je vous livre la recette qu’elle a bien voulu me donner :
- Rallar el coco, se leanade agua y se extrene la leche
- Se pone al fuego (testa ? cerar un poco)
- Anade a la leche coco especias (ajo, lebolla, pimienta, pure)
- Se le anade el przcal ?? y se cocino o fuego junto
… a priori avec de l’espadon ou du requin mais ça doit être possible avec du thon ou un autre poisson du genre.

Mon grand fils, lui, pensait que c’était plustot le Senor Chico (qui avait la bonter de nour réveiller (trop) top chaque matin) qu’il fallait accomoder avec la fameuse sauce…

Nous avons décidé d’aller voir au moins une fois une plage de sable blanc et nous voila partis pour la Playa Blanca… Un bici nous a fait traverser le bidonville le quartier pauvre pour nous laisser sur le chemin de la plage. Là, nous avons rencontré Ruben et Victor, deux jeunes Cubains qui se sont proposés de nous accompagner jusqu’è une petite plage tranquille ou il n’y avait pas de touristes. En chemin Victor est grimpé au cocotier pour nous cueillir quelques noix de cocos fraiches, puis nous avons traversé un petit pont de bois très rudimentaire d’une cinquantaine de mètres de large mais cinquante centimètres de large pour arriver dans un petit village de pêcheurs ou il a emprunté une Machetta afin de décapiter les fruits afin que nous puissions en boire le jus. Nous avons continué en traversant un ancien terrain militaire pour nous retrouver sur la susdite plage. C’est seulement une fois arrivés (après cette petite ballade d’une bonne heure et demie quand même) qu’il nous ont dit être artisans et avoir quelques objets a vendre…

L’excursion valait largement les quelques CUC que je leur ai laissé pour une ou deux bricoles en bois précieux. Je n’ai sorti l’appareil photo qu’a partir du moment ou on a parlé “affaires” et c’est vraiment dommage pour vous car nous sommes passés par les plus beaux endroits du coin. Pour les voir, vous allez être obligé d’y aller. Vous pourrez trouver Ruben, et Victor aux environs del estadio de baseball et ils vous emmèneront sûrement si vous leur demandez gentillement. Ils nous ont ensuite raccompagnés de nuit (la ballade était vraiment longue) jusqu’au stade ou Carlos (le bici) nous avait attendu comme promis.

Nous qui pensions prendre un peu de repos a Baracoa… Du coup nous avons passé la deuxième journée sur la terrasse où le vent de la mer nous permettait de jouir d’une température tout a fait acceptable…

Nous n’avons fait qu’une seule petite sortie en ville afin de nous renseigner sur les bus pour le lendemain (qui étaient complets mais nous pouvions quand même venir le plus tot possible nous mettre sur la Lista de esperanza au cas où) et ou nous avons puvoir la statue du premier guerrillero d’amérique latine : le chef indien Hatuey (maintenant il y a une bière qui s’appelle comme ça) qui a essayé de bouter les Espagnols hors de l’ile lors de leur implentation en 1511…

…et qui a finalement fini sur un bucher en face de l’église.

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