Battre en Retraites ?
Dans mon dernier billet , je constatais que des gens d’armes maintenaient un ordre qui n’est pas le nôtre tout en rançonnant la population ce qui n’était pas sans rappeler une période sombre de notre histoire ou des étrangers étaient venus faire la loi dans notre pays. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée… Alors que notre société cours vers la mondialisation pour le plus grand bien de l’Organisation Mondiale du Commerce et autres suceurs de sang dégénérés, on est en droit de se demander quels sont maintenant les envahisseurs qui boivent notre champagne sur les champs élysées pendant qu’un gouvernement de collaboration se prépare à demander aux joyeux participants du travail obligatoire de renoncer a quelques années de liberté supplémentaires et, si on peut, quelques acquis sociaux qui sont en conflit avec leur marge brute.
C’est pas moi qui le dit c’est l’officine de STO Scan, le Effemi : Dans les sept pays les plus riches du monde (eh oui je vous rappelle que ce pays ou des pauvres meurent encore de froid et de faim dans le monde fait partie du club du G7), la part des salaires dans le PIB a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006 (en Europe de 8,6 %, en France de 9,3 % !!!). Et pendant ce temps là, les revenus des actionnaires passait de 3,2 % à 8,5 %. Etonnant, non ? Du coup, il nous manquerait quelques milliards pour équilibrer les retraites, la sécurité (sociale, l’autre ils trouvent toujours du pognon), et rembourser les dettes que Vichy Bercy a contractées en notre nom sans bien sur nous demander notre avis.
Si comme pour la plupart de nos concitoyens, les statistiques et les pourcentages ne font rien qu’a vous embrouiller, on peut dire pour etre plus clair que depuis les vingt dernières années, environ 150 milliard d’Euros par an en moyenne ont quitté le Travail pour aller au Capital. Et que ce petit bas de laine suffirait à équilibrer les comptes en deux coup de cuiller a pot. Vous commencez un peu a voir qui mange les topinambours et qui boit le champagne maintenant ? Et si vous doutez encore des bonnes manières de ces nouveaux envahisseurs, regardons un petit peu cette fameuse crise financière d’un peu plus près…
Ces banksters se sont fait des fortunes en créant de l’argent grâce aux gogos s’étant précipités sur les offres de crédit (sous le prétexte fallacieux qu’ils ne gagnaient pas assez pour réaliser les rêves qui en fait leurs étaient proposés par la propagande télévisuelle). Puis sur les prêts aux états (regardez donc de plus près ce traité « simplifié » que certains traitres ont signé dans notre dos : il officialise (entre autres) le fait que les états ne peuvent plus emprunter qu’a des « investisseurs privés » étrangers (en France c’est déja le cas depuis l’arrivée au pouvoir de notre président-diamantaire en 1974 mais totalement passé sous silence, ce n’est pas un sujet dont les citoyens devraient débattre.) contrairement au Japon par exemple, où les dettes de l’Etat sont dans les mains des …japonais). Tout allait bien jusqu’au moment où, esclaves de la Sainte-Croissance (qu’un observateur avisé appellerait plutôt Fuite en Avant) ils ont commencé à créer des produits de plus en plus « risqués » (avec de l’argent virtuel ca paraissait limiter les risques, pourtant ?) pour se créer de plus en plus de chiffre tout en comptant se rembourser sur la bête les années de travail que nous n’avons pas encore effectuées. Sauf que, à force d’appauvrir les pauvres, ils finissent par ne plus pouvoir payer et là, tout le château de cartes s’effondre…
Nos gouvernements ont donc creusé la dette pour « sauver les banques » qui se sont empressées de spéculer avec cet argent sur la susdite dette (des états qui venaient juste de s’endetter un peu plus pour sauver le système. On croit rêver). Avec un peu de recul, on aurait du mal à leur décerner un prix d’Economie, non ? Pourtant, c’est les mêmes qui nous préparent des « plans de rigueur » ou on nous martèle qu’il faudra nous serrer la ceinture pour que d’autres puissent désserrer les leurs (et continuer de se goinfrer sur notre dos). Parce qu’il ne faut pas croire que seuls les grecs n’ont plus un rond. A force de dépenser les profits du futur, c’est tout le système qui est menacé de la ruine. Pourquoi croyez vous que le nouveau gouvernement de l’Angleterre, à peine élu, remercie ses électeurs avec un plan de rigueur considérable (mais qui ne suffira sans doute pas a éviter la chute de la Livre) ? Rappelons nous que les effets de la crise de 1929 n’ont disparu qu’avec …la deuxième guerre mondiale ! Une économie de guerre pourrait-elle encore sauver le système ? Quand je vois les dernières, j’en doute…
En fait, il y a une autre solution, le seul problème étant que les gens capables de la mettre en place ont tout intérêt a continuer de manquer de courage politique afin de pouvoir continuer a manger les miettes tombant de la table des spéculateurs. Il faut tout simplement se débarrasser du système financier. L’annulation de la dette et l’interdiction du crédit (comme il y a mille ans) est la seule porte de sortie. Que ce soit par une décision politique, un dépot de bilan, ou en ne faisant rien et en attendant que la situation pourrisse encore un peu plus (de toute façon, la mort de ce système est déjà programmée. Reste a savoir si l’on veut en être acteur ou juste se prendre le mur dans la tronche sans bouger les oreilles). Chacun d’entre nous, à son niveau, peut apporter sa modeste contribution. A la base de toute résistance, il y a un refus. Ces gens ne peuvent profiter de nous qu’avec notre pleine et entière collaboration. Alors Collabo ou Résistant ? Ne laissons pas notre argent dans les banques (ni à la bourse), arrètons de recourir au crédit, revenons au paiement « en liquide », réhabilitons le troc (l’échange marchandises pour les sociétés), changeons de monnaie (que diriez vous de passer au Bolivar ?), tout ce qui est mauvais pour eux est bon pour nous.
« Les énarques qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête du gouvernement, alléguant la défaite de notre économie, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force économique de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les dollars, les bourses, l’organisation mondiale du commerce qui nous font reculer. Ce sont les dollars, les bourses, l’organisation mondiale du commerce qui ont priégé nos dirigeants au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, rien n’est perdu. L Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force économique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force morale supérieure. Nous sommes plus nombreux qu’eux. Le destin du monde est là. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas... » Ca vous rappelle rien ?
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