Le respect, ça se mérite.
Marseille, le 7 juin 2007. Nelson, 14 ans, s’avise de traverser « brusquement » avec son vélo à la main sur un passage clouté barrant ainsi le passage à une voiture de police qui roulait juste un peu plus vite qu’autorisé (mais bon qui va lui mettre une prune à celle là ?) et qui n’avait bien évidemment pas mis sa sirène pour ne pas déranger l’apéro des riverains (à Marseille, le pastis c’est sacré !). Selon des sources partiales et peu crédibles (puisque n’abondant pas dans le sens des forces de l’ordre), il paraîtrait que la susdite voiture serait passée au rouge (non pas le gros, le feu). Résultat de la course : un mort. Dans le camp des enfants bien sur, dans le camp de la police, ça va merci.
D’autant plus qu’au tribunal, le procureur de l’arrêt public (qui ne doit pas avoir d’enfant ou alors j’y perds mon lapin) a demandé de ne pas être trop sévère avec ces hommes qui risquent leur vie (si, si, la leur aussi) pour défendre les femmes et les enfants. Bon d’accord, oubliez les enfants. Mais bon, sur la photo diffusée du garnement, on voit bien qu’il aurait mal tourné : le regard mauvais prêt à lancer son projectile sur le premier agent venu. Ceci dit pour le regard mauvais, un coup de flachbolle aurait suffi. Toujours à faire du zèle pour plaire à celui dont il ne faut pas prononcer le nom. Et c’est pas les désidératas du susdit procureur qui va les inciter à lever le pied.
Pour les cibles mobiles motorisées, le constat reste le même. Par exemple, à Villiers le Bel, les hardis policiers qui auraient provoqué un accident, mortel pour deux jeunes énergumènes qui roulaient sans casque sur une minimoto sans permis, devraient pouvoir bénéficier d’un non lieu si le tribunal de Pontoise écoute les conseils avisés du Procureur local. Et tant pis pour les pompiers qui seront sans doute amenés a faire des heures supplémentaires comme quand les médias avaient diffusés les mensonges officiels aux gueux qui étaient sur place ce qui avait eu pour effet d’embraser un bon bout de la ville pendant plusieurs jours.
Par contre, après les quelques gesticulations inutiles d’usage (pour ne pas perdre la face sans doute), on n’entend pas beaucoup parler des suites données à l’attaque d’un fourgon de la police par des énervés armés d’armes de guerre dans une ville célèbre par une réplique au karsher d’un gugusse dont j’ai (volontairement) oublié le nom et qui d’ailleurs n’a pas osé y remettre les pieds depuis, même a l’abri dans un char Leclerc. Faudra-t’il dorénavant, si l’on veut pouvoir envoyer ses enfants faire du deux roues en toute sécurité, de les équiper du célèbre engin de Mikhaïl Timofeïevitch, vu que c’est le seul ustensile connu a ce jour qui oblige les voitures de police à s’arrèter aux passages cloutés ? Et a ceux qui voudraient me faire croire qu’il faut encore respecter la loi, je répondrai ceci : « Mais ou avez vous vu qu’elle était respectabble, la loi ? ».
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